Le Tangérois
Synopsis
Casablanca. Hassan, 61 ans, ancien héroïnomane, sort de prison. Il tente de se réconcilier avec sa famille. Son fils unique, Mansour, prépare ses fiançailles. Il souhaite donner une seconde chance à son père. Hassan s’accroche à un petit boulot et s’applique à prendre son traitement, mais son passé ressurgit. Des dealers exigent le remboursement d’une dette, sinon ils s’en prendront à son fils. Désespéré, Hassan cherche de l’aide, mais en vain. L’argent de la dot devient une tentation. Avant d’y céder, et pour effacer sa dette, Hassan accepte un dernier marché : livrer un paquet de drogue pour les dealers. La livraison tourne mal. Hassan fuit, sauvé par un jeune camé du quartier. Caché dans un squat, Hassan fait à nouveau face à la tentation mais résiste encore. Une fois chez lui, sa femme le confronte et lui demande de remettre la dot lui-même, comme un père le ferait, à son fils. Heureux, Hassan rejoint son fils à sa fête et lui demande pardon. Alors qu’il fume une cigarette en bas de chez lui, les dealers le retrouvent, le tabassent et le laissent agonisant dans la rue.
Ciné-Scène International (Maroc)
Najib Walid Derkaoui
Note du réalisateur
Notre film adopte le point de vue d’Hassan, filmé de près afin de capter les traces des années d’addiction et d’errance. La caméra à l’épaule accompagne ses déplacements dans Casablanca, traduisant son état d’esprit et ses conflits intérieurs. Notre mise en scène reflète la quête de rédemption d’un père en lutte contre ses démons et son passé. Le rythme des images varie selon les émotions et les situations. L’esthétique recherchée, proche du documentaire, privilégie les décors réels et la lumière naturelle pour restituer l’authenticité du récit. Hassan est souvent contrasté, tel son univers : lumineux au contact de sa famille, porteuse d’espoir, et sombre au contact de son passé. Casablanca devient alors un personnage vibrant : douce et violente à la fois. Sa lumière automnale contrastée révèle son âme au-delà des clichés. Le son reflète l’effervescence de la ville et sa vitalité débordante. Hassan est souvent submergé dans une ville qui ne dort jamais. Le montage sera ainsi traversé par un contraste fort dans son rythme à la fois brut et poétique, qui reflétera la tension entre survie et disparition.
Biographies

Née à Bruxelles, Zahoua se passionne pour la photographie à l’Académie royale des Beaux-Arts. Elle a coréalisé Chikha (2024), sélectionné au Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand en 2025 et multi-primé. Actuellement, elle prépare sa première exposition et développe son premier long métrage.

Né à Casablanca, Ayoub est auteur, acteur et réalisateur. Formé à l’Actors Studio, il réalise Dis-moi Mohammed (2012) puis Tikitat-A-Soulima, primé Meilleur Court Métrage africain aux AMAA 2018 et sélectionné aux Nuits en or 2019. En 2024, il signe Mono et coréalise Chikha.

Najib Walid Derkaoui est né en 1984 à Casablanca. Aujourd’hui producteur, il se forme dès son adolescence aux côtés de son père, Abdelkrim Derkaoui, directeur de la photographie et réalisateur. Après une licence en économie et gestion (2006), il débute comme régisseur puis devient directeur de production. Il a produit Les Griffes du passé (2015), Le Mouvement perpétuel, Doah, et Le Chemin des rochers (2021), ainsi que de nombreux téléfilms et séries pour SNRT et 2M, et a collaboré à plusieurs productions internationales comme Exils (2004) et Zarzis (2021).
Novembre 2026 ou avril 2027 (Casablanca - Maroc)
Novembre 2027





