Don't Let the Sun Go Up On Me
Synopsis
Née avec une maladie génétique rare qui l’empêche d’être exposée au soleil, Fatimazahra vit la nuit avec les Enfants de la Lune, une communauté de jeunes adultes qui, comme elle, ne peuvent pas sortir le jour. Chaque nuit, ils se retrouvent en ligne pour partager leurs vies et leurs rêves, à l’abri du monde extérieur. Le père de Fatimazahra, Habib, l’a filmée de sa naissance en 1992 jusqu’en 2006, capturant ainsi sa transformation entre l’ombre et la lumière. En 2017, la réalisatrice Asmae El Moudir a rencontré Habib dans une boutique alors qu’il tentait de numériser les vidéos familiales, et lui a proposé son aide. En découvrant ces archives incroyables, elle a commencé à documenter le quotidien de Fatimazahra, de sa famille et de sa communauté. Après son décès en 2023, sa sœur Meriem emporte les rêves de Fatimazahra plus loin et, avec six autres Enfants de la Lune, s’aventure sur les îles Lofoten en Norvège pour vivre pendant la nuit polaire, découvrant un monde sans soleil, partagé entre joie, amour et liberté.
Hatem Nachi
Nadia Ben Rachid
Insight Films (Maroc)
Asmae El Moudir
Haut et Court Doc (France)
Emma Lepers
Ström Pictures (Danemark)
Monica Hellström
Autlook Filmsales (Autriche)
Stephanie Fuchs
Haut et Court (France)
Laurence Petit
Note du réalisateur
Depuis le début de ma carrière de scénariste et de réalisatrice, j’ai cherché à révéler des histoires cachées, des récits marginaux ou négligés qui résonnent dans l’intime. Mon précédent film, La Mère de tous les mensonges, explorait les silences au sein des liens familiaux ; entre mémoire, déni et transmission. Don’t Let the Sun Go Up On Me poursuit cette démarche en se concentrant sur une communauté littéralement contrainte à vibre dans l’ombre : les Enfants de la Lune. À travers leur histoire, ce film interroge le deuil de ceux que l’on ne peut oublier ni accepter de perdre. C’est aussi un manifeste de résilience et de créativité, porté par des figures puissantes et un regard sensible sur ce que signifie vivre autrement. Le film explore le monde privé d’une communauté marginalisée tout en réfléchissant à des questions plus larges d’inclusion, de résilience, et aux façons dont les individus peuvent inventer des formes alternatives de vie lorsque la société leur impose des limites.
Biographies

La réalisatrice, scénariste et productrice marocaine Asmae El Moudir a étudié à La Fémis à Paris. Elle a réalisé plusieurs courts métrages primés. Son premier long métrage documentaire destiné aux salles, La Mère de tous les mensonges (2023), a été présenté en première mondiale au Festival de Cannes, où il a remporté le Prix de la Mise en scène Un Certain Regard ainsi que l’Œil d’or du Meilleur Documentaire. Le documentaire a également été le premier film marocain à gagner l’Étoile d’or du Festival International du Film de Marrakech et a été pré-sélectionné pour représenter le Maroc à l’Oscar du Meilleur film en langue étrangère.

Après avoir fondé en 2005 Petit Dragon, une société française indépendante dédiée à la production de documentaires, Emma Lepers s’est associée en 2020 à Carole Scotta, fondatrice de Haut et Court, pour créer Haut et Court Doc. Depuis sa création, la société s’attache à développer et produire des films contemporains et atypiques, portés par des réalisateurs talentueux et passionnés. Leurs œuvres ont remporté de nombreux prix dans des festivals à travers le monde, consacrant Emma Lepers comme une figure incontournable du cinéma documentaire contemporain.
CCM, Red Sea Film Fund, Catapult Film Fund, Women Make Movies, OIF, Hot Docs, Al Jazeera Doc, IMS, Institut français du Maroc, AFAC
Mai 2027










