INSHALLAH A BOY
Synopsis
Nawal, mère et femme au foyer, est en deuil suite à la mort soudaine de son mari et risque de perdre sa maison au profit de son beau-frère Rifqi. Selon le droit de succession en vigueur, la famille du mari récupère de droit la majorité de l’héritage lorsqu’une femme n’a pas de fils. Dans le cas de Nawal, l’héritage est sa propre maison ; le seul refuge pour elle et sa fille. Nawal essaie de raisonner Rifqi - elle a payé elle-même l’hypothèque - mais Rifqi décide de la traduire en justice. Au tribunal, Nawal - coincée et à court d’options - décide de se battre et prétend qu’elle est enceinte. Alors que ce mensonge devait la préserver des menaces, elle devient de plus en plus désespérée et doit faire face à un choix difficile : malgré sa religion et ses traditions, elle doit trouver un homme pour tomber enceinte, en espérant que ce soit un garçon. Autrement, elle pourrait tout perdre, y compris sa propre fille. Il ne lui reste que trois semaines pour se confronter à ses peurs, à la société, à sa culture, ses croyances et à sa propre humanité.
Kaname Onoyama
Muna Hawa, Mohammad Jizawi, Haitham Al Omari, Islam Awadi, Yumna Marwan, Salwa Nakarra, Cilina Rababa’a
The Imaginarium Films (Jordan)
Rula Nasser, Aseel Abu Ayyash
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Bayt Shawareb (Jordan)
Yousef Abdel Nabi
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Note du réalisateur
J’ai choisi de raconter une histoire d’oppression imposée par la société patriarcale, dans laquelle des pratiques traditionnelles injustes font loi, une histoire de survie, d’émancipation et d’espoir – l’histoire de Nawal. Un film dramatique réaliste, où les dialogues et situations sont directement inspirés de faits réels. J’ai choisi des prises de vue fluides, caméra au poing, et de longs plans afin de créer une atmosphère semblable à la vie réelle. Avec le montage et le mixage son, qui plongeront le public dans la tête de Nawal, je souhaite créer une lente montée en tension pour aider les spectateurs à ressentir la douleur de Nawal et à s’identifier à elle. Une telle empathie et compréhension peut naître si l’on croit que ce que l’on voit est réel, et que l’on ressent que l’on pourrait inévitablement se retrouver dans une situation similaire. J’espère provoquer des débats sur la manière dont les traditions, la culture, et la religion peuvent être injustes, en montrant l’absence de contrôle sur leur vie que vivent de nombreuses femmes et comment leurs droits sont facilement bafoués.
Biographies

Amjad Al Rasheed est un réalisateur et scénariste jordanien primé. Son premier long métrage, Inchallah un fils (2023), a été présenté en première mondiale à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes avant de représenter la Jordanie aux Oscars. Le film a été projeté dans plus de 140 festivals internationaux, a remporté une quarantaine de récompenses et a obtenu une distribution mondiale. Avec son deuxième long métrage, il poursuit son exploration des thèmes du genre, de la politique et des luttes silencieuses cachées au sein des dynamiques familiales.

Rula Nasser est une productrice indépendante jordanienne, avec de nombreuses expériences dans différents secteurs de la production audiovisuelle : dans la publicité, les séries, les films indépendants mais aussi les films de studios à gros budget. Rula Nasser a fondé The Imaginarium Films, société qui a produit plusieurs films sélectionnés ensuite dans des festivals prestigieux comme Cannes, Venise, Berlin ou encore Toronto. Elle se concentre sur la découverte de talents locaux et le développement de récits internationaux séduisants, et ancrés dans le monde arabe.
€1 058 532
€852 497
Jordan Film Fund Production, Jordan Film Fund Post-production, Cairo Film Connection, Red Sea Lodge, Doha Film Institute, MG MENA Distribution MAD & Lagoonie, Final Cut Venice 2022
Mars 2022, Jordanie
Janvier 2023
Début de postproduction
Financement, vendeurs, festivals, equities






