Akal
Synopsis
“Ancienne championne marocaine de ski alpin, je redécouvre par hasard de vieilles cassettes VHS dans la bibliothèque de mon père. Sur ces images, je me revois, enfant, chaussant mes premiers skis dans une montagne enneigée du Haut Atlas, à quelques kilomètres de Marrakech, ma ville natale. Sollicitée par ces souvenirs, je retourne dans ces montagnes où aucune neige n'en recouvre les sommets, où les téléskis pendent, abandonnés, grinçant au vent comme dans un décor planté dans un vaste paysage.
Je découvre alors que la station où j’ai appris à skier était en réalité un pâturage où les bergers des villages voisins conduisaient leurs troupeaux en été. Et je me demande alors : comment une station de ski a-t-elle pu naître dans un lieu où le ski même semblait impensable ?”
Kasbah Films (Maroc)
Karim Debbagh & Basma Rkioui
Massala Production (France)
Charlotte Guénin
Note du réalisateur
Enfants, mon père nous emmenait chaque week-end, mes frères et moi, à Oukaïmeden, à 70 km de notre ville, Marrakech. C’est lui qui nous a appris à skier. À l’école, on nous surnommait « la fratrie des skieurs », dans un pays où ce sport est peu populaire. À 17 ans, une chute a mis fin à mon rêve de devenir championne. J’ai arrêté la compétition, mais je continuais à revenir à la montagne, redécouvrant des personnes, figures de mon enfance et symboles de ces sommets.
Des années plus tard, en retrouvant et numérisant les vieilles cassettes VHS de mon père, j’ai revu un Oukaïmeden enneigé et vivant, aujourd’hui presque déserté. La neige manque, les téléskis sont immobiles, les cafés vides. Mon paysage d’enfance, rempli de skis et de souvenirs, est devenu une capsule du passé. Avec ma caméra, je filme ce qui reste… et ce qui disparaît.
Biographies

Basma Rkioui est une jeune réalisatrice de documentaires. Après un diplôme à l’ESAV Marrakech, et un échange universitaire en Réalisation documentaire à la Filmakademie en Allemagne, elle a participé à l’université d’été de La Fémis. Basma s’intéresse particulièrement aux archives et explore leur intégration dans le cinéma documentaire de création.
Son court métrage documentaire Louka (2023) a été sélectionné au Festival du Film de Carthage, au Trento Film Festival, au Poitiers Film Festival, et a remporté le prix du Meilleur Court Métrage au Festival International du film d’auteur de Rabat.

Né à Tanger en 1972, Karim Debbagh découvre le cinéma aux côtés de son ami et mentor, l’écrivain américain Paul Bowles. Après des études de littérature anglaise à Tétouan, il se forme à la Filmakademie Baden-Württemberg en Allemagne. En 2005, il fonde Kasbah Films, aujourd’hui l’une des sociétés de production les plus reconnues au Maroc. Producteur engagé, il accompagne des œuvres marquantes du cinéma marocain, comme Les damnés ne pleurent pas de Fyzal Boulifa et La vie me va bien d’Al Hadi Ulad Mohand.
Institut français au Maroc, Hot Docs Blue Ice Fund, Doha Film Institute
Mars 2027












