Hold Me (If You Want)
Synopsis
Dalia et Eli, tous deux dans la trentaine, ont construit une bulle de sécurité au cœur des tensions sociales de Beyrouth. Mais après leur mariage, Dalia commence à avoir des hallucinations et se sent étrangère dans sa propre maison. Privée de sommeil, elle s’enfuit dans les montagnes, où une religieuse d’un hôpital voisin l’accueille. Là-bas, Dalia reprend pied avec la réalité, mais s’attache peu à peu à ce monde brisé. Par hasard, elle devient obsédée par Paul, un ancien toxicomane en convalescence, qui évite tout contact. Lorsque l’hôpital annonce une sortie pour « resocialisation », Paul est libéré, mais pas Dalia. Elle s’échappe pour le retrouver. Leur brève mais intense relation ravive le tempérament addictif de Paul, et ils entament une histoire passionnelle. Eli finit toutefois par les retrouver. Contraints de rester ensemble après la fermeture de l’aile psychiatrique, ils improvisent tous les trois un dîner pour l’anniversaire du père de Dalia. Le chagrin laisse place aux rires, et ils prennent conscience que, malgré un avenir incertain, ils se sont profondément transformés les uns les autres.
Gaïjin (France)
Sophie Erbs
Abbout Productions (Liban)
Myriam Sassine
Heretic (Grèce)
Giorgos Karnavas
Amrion Production (Estonie)
Riina Sildos
Note du réalisateur
Hold Me (If You Want) suit une femme devenue étrangère à elle-même, prisonnière d’un monde d’hyper-normalité qu’elle a construit pour se protéger du chaos extérieur. La santé mentale au Liban est une épidémie silencieuse. Les gens s’adaptent à un monde en ruine, toujours sur le qui-vive face à la prochaine crise, souvent avec l’humour comme bouclier. Pour beaucoup d’entre nous, ce mélange de rires, de déni et de cynisme est ce qui nous permet d’avancer. La résilience est une question de survie ; une nécessité, pas un choix. La tragédie du 4 août a provoqué des conversations que l’on évitait depuis longtemps. Comme beaucoup, j’ai été submergée, sans savoir comment demander de l’aide. Ces événements façonnent notre rapport à nos corps, nos esprits, et nos partenaires. Comment cela nous a-t-il transformés, intérieurement et extérieurement ? Comment rester connectés à nos rêves, à notre cœur et à nos désirs sexuels quand la vie elle-même est constamment menacée ? Je veux explorer ces thèmes sans peur d’aborder les sujets tus, mais aussi avec l’humour et la lumière qui émanent de personnages dépeints avec tendresse.
Biographies

Mounia Akl est une réalisatrice et scénariste libanaise. Son premier long métrage, Costa Brava, Lebanon, a été présenté en première mondiale à la Mostra de Venise en 2021. Le film a remporté le Prix Netpac au Festival international de Toronto, le Prix du Public au BFI London Film Festival, ainsi que le Prix Fipresci et le Green Star Award au Festival d’El Gouna. Il a été distribué aux États-Unis par Kino Lorber et est disponible sur Netflix. Mounia Akl a également réalisé plusieurs séries télévisées, dont récemment The Chef avec Stephen Graham, The Responder avec Martin Freeman, ainsi que House of Guinness de Steven Knight pour Netflix.

Sophie Erbs a produit plus de 26 longs-métrages, parmi lesquels Costa Brava, Lebanon (2021) de Mounia Akl, présenté dans la section Orizzonti de la Mostra de Venise ; Mariana (2017) de Marcela Said, sélectionné à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes; et Transamazonia (2024) de Pia Marais, en compétition au Festival de Locarno.

Myriam Sassine, basée au Liban, a produit des films primés tels que Diaries from Lebanon (2024) de Myriam El Hajj, Danser sur un volcan (2023) de Cyril Aris, Costa Brava Lebanon (2021) de Mounia Akl, 1982 (2019) de Oualid Mouaness et Panoptic (2017) de Rana Eid. En 2016, elle a cofondé le Festival du film fantastique Maskoon, le premier et unique festival du genre dans la région arabe. Elle gère actuellement Aflamuna Connection, une plateforme de coproduction pour les cinéastes arabes. Elle est également coresponsable du programme de formation international Full Circle Lab Nouvelle-Aquitaine Hessen de Tatino Films.












